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Présidentielle 2027 : ce que les candidats proposent pour votre retraite

2 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


À 8 mois du scrutin, la retraite s'impose déjà comme 1 des thèmes centraux de la campagne. La quasi-totalité des candidats se positionnent pour abroger, maintenir ou dépasser la réforme de 2023 (âge légal porté à 64 ans). Tour d'horizon des positions déclarées, bloc par bloc.


La gauche de rupture : retour à 60 ans

Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Fabien Roussel (PCF) défendent un retour à 60 ans avec 40 annuités, financé par une hausse des cotisations, l'égalité salariale et la redistribution des richesses. Jean-Luc Mélenchon précise son financement : une hausse de 0,25 point par an du taux de cotisation vieillesse pendant le quinquennat, l'assujettissement à cotisation des dividendes, de l'intéressement, de la participation et de l'épargne salariale, ainsi que le relèvement du minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté (environ 1 100 €).


La gauche sociale-démocrate et écologiste : retour à 62 ans

Le Parti socialiste, dont le candidat n'est pas encore désigné, prévoit de ramener l'âge légal à 62 ans avec 43 annuités, durée réductible selon la pénibilité des métiers. Philippe Brun, candidat à la primaire socialiste, propose en outre un fonds public de capitalisation collective. Les Écologistes (Marine Tondelier pressentie) visent un retour à 62 ans avec davantage de départs anticipés pour les métiers pénibles et les carrières longues. Raphaël Glucksmann souhaite abroger la réforme de 2023 et rétablir un départ entre 62 et 64 ans selon les carrières, dans le cadre d'une réforme négociée avec les partenaires sociaux, avec une pension minimale revalorisée à 1 200 € et un refus de la capitalisation.


Le bloc central : 2 lignes distinctes

Gabriel Attal (Renaissance) propose de supprimer la notion d'âge légal pour se concentrer sur la durée de cotisation, au nom de la liberté de choix. Lors du débat organisé par le Medef le 27 août 2026, il a plaidé pour un changement complet du système de retraites, intégrant de la capitalisation aux côtés de la répartition. À noter : une autre source lui prête un retour à 62 ans financé par des économies budgétaires — les 2 lectures coexistent dans la presse, signe d'un programme encore en cours de précision.

Édouard Philippe (Horizons) va plus loin que la réforme de 2023 : report progressif de l'âge légal vers 65 ans pour réduire durablement les déficits sans hausse de cotisations, développement de l'épargne retraite et unification des régimes.


La droite : indexer l'âge sur l'espérance de vie

Lors du 1er débat de la campagne, le 27 août 2026, Bruno Retailleau (LR) a proposé de lier par une équation proportionnelle l'âge de départ à l'espérance de vie, en réactivant une disposition du Code du travail décidée à l'époque de François Fillon et jamais appliquée. Il défend également un renforcement du pilier de capitalisation en complément de la répartition.


Le Rassemblement national : 60 ans pour les carrières précoces

Marine Le Pen, redevenue éligible à l'issue de son procès en appel du 7 juillet 2026, a précisé sa position lors du débat du 27 août : un départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, puis un objectif de 42 annuités avec un âge légal à 62 ans — un coût assumé d'environ 9 milliards d'€.


Tableau récapitulatif

Candidat / famille

Âge légal visé

Mesure phare

J.-L. Mélenchon (LFI)

60 ans

40 annuités, cotisations élargies

F. Roussel (PCF)

60 ans

40 annuités

PS (candidat à désigner)

62 ans

43 annuités, prise en compte de la pénibilité

Écologistes

62 ans

Départs anticipés pénibilité et carrières longues

R. Glucksmann

62 à 64 ans

Réforme négociée, pension minimale 1 200 €

G. Attal (Renaissance)

Suppression de l'âge légal*

Durée de cotisation seule, part de capitalisation

É. Philippe (Horizons)

Vers 65 ans

Épargne retraite, unification des régimes

B. Retailleau (LR)

Indexé sur l'espérance de vie

Capitalisation en complément de la répartition

M. Le Pen (RN)

60 à 62 ans selon la carrière

42 annuités

* Position à confirmer, sources divergentes.


Ce qu'il faut retenir

Quel que soit le vainqueur, les règles du jeu bougeront encore. C'est précisément dans ces périodes d'incertitude que la vérification de carrière, le calcul précis de ses droits dans les 42 régimes obligatoires et le pilotage continu de l'avenir prennent toute leur valeur. ère conseils accompagne ses clients dans ces arbitrages, en toute indépendance et avec une validation juridique de chaque travail.



Guillaume Roquebert - Associé-Gérant


Sources : France 24 et franceinfo (débat du 27/08/2026), Boursorama (10/06/2026), iFRAP — comparateur présidentielle 2027, sondages-presidentielle2027.fr, Wikipédia (consultés le 03/09/2026). Positions susceptibles d'évoluer d'ici au scrutin.

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